Si le shibari peut se pratiquer n’importe où, il me plaît de rechercher les lieux où l’empreinte des siècles et des hommes ont laissé leurs traces. Le Kinbaku est une communion, un rituel, qui demande souvent comme seul témoin l’esprit des lieux.
Le lieu où est exposée et pratiquée  la performance a, pour moi, beaucoup d’importance. Il doit être en rapport avec celle-ci et doit contribuer à l’équilibre de la composition. Un peu à la manière de l’Ikebana où l’arrangement floral est magnifié par des apports extérieurs (galets, pots...)
Peut-on imaginer réaliser une figure de Kinbaku, sans porter injure au Sujet, dans le fond d’un garage ou sur le tatami d’une salle de sport sentant la sueur rance et le caoutchouc ?

 

Vallée des Titans 3