Celtic Kinbaku New

 Au départ, je n’avais été intéressé que d’un œil distrait par la pratique du shibari. Elle me semblait plutôt comme un amusement entre adultes avec un sens de l'esthétique minimal et parfois même douteux. En tout cas qui n’était pas le mien. J’ai toutefois décelé l’amorce d’une possibilité et donc poussé un peu plus loin mes recherches sur cette pratique et mon intérêt a grandi lorsque j’ai découvert ce que je subodorais caché derrière le mode occidental du shibari : le Kinbaku. La forme artistique du shibari. J’en ai immédiatement entrevu les possibilités d’expression.
Un problème de taille s’est posé d’emblée. Je ne suis pas japonais et la forme la plus aboutie du Kinbaku est japonaise ! Hors de question de singer l’attitude nippone cela aurait été un manque de respect pour les inventeurs de cet art (Il faut être né japonais pour appréhender totalement la culture japonaise) et de plus je ne m’en ressentais pas de devoir m’affubler d’un nom autre que le mien pour jouer à l’apprenti ficeleur.
Heureusement. Et les concours de circonstances font parfois bien les choses ! Je sortais d’une série d’œuvre de goût résolument celtique. Je n’ai pu que remarquer la similitude de l’entrelacs des ornementations celtes et les méandres que forment les cordes du Kinbaku.
Le Kinbaku de bon aloi ne supporte pas les nœuds fermés. A mes yeux les tresses celtes sont des entrecroisements ouverts et le remplacement s’est imposé. Ainsi est née l’amorce du Celtic-Kinbaku que je développe depuis plusieurs années avec passion et dont je vous propose le cheminement à travers ce blog.